Un bloc rocheux de 175 mètres de haut, à quelques encablures de l'île, environné de forts courants marins et refuge des oiseaux de mer, frégates, fous et paille-en-queue...
Ce ne pourrait être qu'un petit îlot commun comme il en existe des milliers d'autres dans le monde? Seulement voilà, ce rocher, issu d'un mont volcanique érodé, qui sait si bien étinceler. dans le par ses multiples facettes.
Et l'histoire s'est chargée de faire de ce bijou joyau momentané de la couronne britannique. La position stratégique du rocher lui valut en effet en 1804, au cœur des guerres franco-anglaises, d'être déclaré navire de guerre de sa majesté britannique. A portée de canon de la Martinique, le rocher du diamant fut occupée pendant 17 mois par les soldats anglais qui en firent une véritable forteresse. Mais les français reprirent leur bien de fort brillante manière en mai 1805.
Aujourd'hui encore les navires britanniques qui croisent dans les eaux ne manquent pas de saluer ce vaillant vaisseau de pierre !
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Le charmant bourg du Diamant, qui s'inscrit parfaitement dans ce cadre enchanteur, le long d'une splendide et très longue plage, fut un site rapidement occupé après la colonisation. De petites habitations y fructifièrent, produisant de la canne, du maïs, alors que les cultures vivrières se développaient dans l'intérieur. L'accroissement de la production de sucre va conduire le Régent, en 1716, à prendre des décisions autoritaires. Plus question de permettre l'ouverture de toute nouvelle sucrerie, une mesure qui s'oppose directement aux intérêts des colons martiniquais.
Chargés de faire appliquer ces dispositions le gouverneur. La Varenne et l'intendant Ricouart sont envoyés dans l'île. Rapidement les colons se révoltent et invitent les deux personnalités à une
réception à l'habitation O'Mullane, près du Diamant. Pour le gouverneur et l'intendant la surprise sera de taille. en guise de festin, ils se retrouvent prisionniers, puis conduits à Saint-Pierre et embarqués de force sur un navire à destination de la France !
L'affaire on s'en doute fera grand bruit. Et l'habitation O'Mullane, dont on peut visiter les ruines, est plus connue sous le nom de la Maison du Gaoulé, c'est-à-dire la Maison de la Révolte.
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