"Montis umbre aedificio". Je m'édifierai à l'ombre de la montagne. Il a fallut bien du courage au Morne-Rouge pour respecter sa propre devise.
Occupés dès le début de la période coloniale, les mornes de la région ont accueilli des Hollandais et des juifs venus du Brésil en 1654, rejoints au siècle suivant par des allemands, des acadiens et des alsaciens. Auparavant dépendant administrativement de SAINT-PIERRE, le Morne-Rouge a été érigé en commune en 1889. Deux années plus tard le terrible cyclone qui frappe la Martinique ravage la jeune commune qui, le 8 mai 1902, va échapper à la première éruption de la Montagne Pelée. Mais le volcan ne s'est pas rendormi.
Le 30 mai, il frappe à nouveau et cette seconde éruption va détruire Le Morne Rouge. Bilan : un millier de morts. Renaissant une fois de plus, la commune va connaître la peur de nouveau en 1930. Le volcan menace et l'évacuation du village est décidée.
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De tradition agricole, le Morne Rouge comptait une douzaine de distilleries en 1913.
Aujourd'hui toutes ont disparu, l'ananas et la banane remplacent la canne à sucre. C'est ici que prospère la célèbre plantation d'anthuriums Mc Intosh. Le Morne Rouge s'engueuillit également de la réussite de Chanflor, une eau de source venue du coeur des montagnes et exploitées par une entreprise moderne dans le quartier de Champflore. Une conserverie d'ananas contribue aussi au développement de la commune.
Village rue tout en longueur, très plaisant avec ses incessants points de vue sur le volcan, lamer et les mornes voisins, le Morne Rouge met aujourd'hui en valeur son patrimoine touristique.
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