Cette perle de la Martinique et de la Caraïbe permet au touriste, d'où qu'il vienne dans le monde ou même de Martinique, de plonger littéralement dans un décor de cartes postales et de films d'aventures. Les plages portent un sable à la blancheur inégalée et la mer à tout moment sait se parer de bleus et de verts étourdissants. Mais Sainte-Anne n'est pas seulement une capitale du "farniente", c'est aussi un lieu où peut se pratiquer un tourisme intelligent et ouvert à toutes les bourses.
L'histoire de Sainte-Anne s'est cependant plus d'un siècle confondue avec l'incessante rivalité qui opposa Français et Anglais dans la Caraïbe, depuis les premiers temps de la colonisation. Occupée par les Caraïbes depuis le 4e siècle après Jésus-Christ, la région de Sainte-Anne fut désertée par les indiens en 1635. Propice, par son climat et son reflet peu accidenté, à la culture de la canne, Sainte Anne devint rapidement la zone d'une activité sucrière prospère.
A la fin du 17e siècle, une chapelle fut éditée, et brûlée quelques années plus tard par les Anglais venus de l'île voisine, de Sainte-Lucie. Une fois les Anglais bouté hors du territoire, une église fut à nouveau érigée et Sainte-Anne accéda au rang de chaque chapelle autonome. Mais la position stratégique de Sainte-Anne et de ses pointes (Dunkerque, Borgnesse) qui commandent l'entrée de la baie du Marin, incita les Anglais à revenir en force. Plusieurs milliers de soldats britanniques débarquèrent d'une flottille en 1762 mais, malgré leur nombre, ils furent mis en déroute par la milice du Marin.
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Les pointes Dunkerque et Borgnesse abritent aujourd'hui les vestiges des fortins français et quelques restes de canon. Une dernière tentative anglaise sera déjouée en 1808, notamment par un commandant Sainte-Anne, mort au combat et qui donnera son nom à la commune.
L'opposition franco-anglaise du passé deviendra alliance pendant la dernière guerre mondiale et c'est de Sainte-Anne que partirent clandestinement de vaillants Martiniquais pour Sainte-Lucie l'anglaise, avant de rejoindre les forces de de la France Libre. De nombreuses ruines, Trabaud, Belfond, Crève-Coeur, Beauregard, etc. témoignent également du riche passé de la canne à sucre dans la région.
Aujourd'hui Sainte-Anne vit de quelques élevages, de la pêche et surtout du tourisme qui lui apporte des recettes substantielles. Le club y a d'ailleurs implanté l'un de ses plus beaux villages, à la Pointe des Boucaniers. Bien réparti autour de l'église et de sa place, le bourg de Sainte-Anne, avec ses restaurants au bord de l'eau et ses boutiques contribue au largement au charme de cette commune. Et toujours des paysages absolument fabuleux, que ce soit en direction du rocher du Diamant ou au long des plages de l'Atlantique.
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