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A 31 km de Fort de France,
5 045 habitants (les pierotins).

Fête patronale le 29 juin et le 21 juillet.

Durant le mois de Mai commémoration de la catastrophe de 1902
(célébration le 8 mai à la cathédrale).
Procession à la Vierge Marie le 15 Août.

Office de Tourisme :
Rue Victor Hugo face ancien théâtre.
Tél. : 0596 78 15 54


HIER ET AUJOURD'HUI

Quand en venant de Fort de France, on a longé les plages du Carbet et découvert au long de la route les canots créoles aux couleurs éclatantes, quand après l'indication du musée Gauguin, l'on débouche au sortir d'un tunnel mignon de petitesse, sur la splendide baie de Saint-Pierre il est difficile d'imaginer un tel théâtre pour une telle catastrophe. Bien sûr la masse de la Montagne Pelée, au sommet souvent perdu dans les nuages, domine le paysage de toute sa puissance.

Et pourtant, le 8 mai 1902 la glorieuse Saint-Pierre disparaissait en quelques minutes pour n'être plus qu'un champ de ruines et de cadavres.

Gloire et Richesse.

Jusqu'au milieu du 19ème siècle, le volcan ne s'est que peu manifesté... Quelques grondements se font entendre en 1792, mais sans suite ils n'inquiètent pas les habitants. Alors, depuis les premiers temps de la colonisation, Saint-Pierre avance sur une voie prestigieuse. Certaine du calme protecteur de sa baie, de la douceur du climat, et du frais enrichissant de ses hauteurs, Saint-Pierre s'est vite imposée comme la capitale de la Martinique, au détriment de Fort-Royal (qui deviendra Fort de France), dont le climat est jugé malsain.

Dans ce berceau de la colonisation, Belain d'Esnambuc, venu de l'île de Saint-Christophe, débarque sur une plage du Carbet. En 1635, il fait bâtir à Saint-Pierre un fort puis quelques maisons pour le gouverneur de l'île et les jésuites. Dix ans après sa fondation Saint-Pierre dépasse le millier d'habitants. Les commerçants s'implantent d'autant plus facilement que la rade est d'une approche sans difficultés.
A la fin du 17ème siècle, Saint-Pierre peut déjà se targuer d'être la plus importante cité de la Martinique. Mais assurément pas la plus stratégique, en regard de Fort-Royal, idéalement située à l'entrée de la baie des Flamants. Le Conseil souverain s'installe dans la rivale de Saint-Pierre, mais ce changement n'aura finalement que peu d'effet sur son devenir. Le commerce, pièce maîtresse de l'économie insulaire, ne se déplace pas aussi facilement qu'un gouverneur ou une garnison. Et Saint-Pierre poursuit son prodigieux séveloppement, marqué de temps à autre par quelque occupation anglaise.

Prodigieux parce que qu'au delà de sa réussite économique, la ville va se parer d'une incroyable aura de culture et de raffinements. Et qu'importe alors la démesure, soigneusement critiquée par les austères habitants de Fort-Royal. Cathédrale, églises, collèges et autres maisons d'enseignement, théâtre... et naturellement des commerces florissants. Et un tramway, comme sans les plus grandes cités.

Saint-Pierre bruisse de vie, de gaieté et brille de mille feux. Elle rayonne sru toute la Caraïbe, en devient l'une des plus nobles références, la reine des Antilles et surtout le "petit Paris" des Antilles, où les belles créoles ne sont pas en retard d'une mode. Le succès coule sur Saint-Pierre, comme l'eau de ses inombrables fontaines. La réputation de son carnaval n'est plus à faire... De 1851 à 1852 la montange Pelée marque son réveil : forte activité volcanique et éruption de cendres. Mais une fois de plus Saint-Pierre ne frémit ni ne s'interroge.